lundi 6 juin 2022

La recharge bidirectionnelle V2G dans le projet aVEnir .

Les objectifs du projet aVEnir sont les suivants :
  • Expérimenter en condition réelle, différentes situations de pilotage de bornes de recharge de véhicules électriques et leurs interfaces avec le réseau public de distribution ;
  • Tester des solutions de recharge intelligentes pour faciliter l’intégration des véhicules électriques sur le réseau (notamment grâce aux techniques de Vehicle to Grid – V2G et de synchronisation entre recharge et production solaire) 
  • Evaluer les opportunités apportées par les véhicules électriques pour la gestion des flexibilités locales sur le réseau électrique.
Ce projet de 3 ans est localisé sur deux territoires complémentaires : la Métropole de Lyon (urbain dense) et une partie de la Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur (péri-urbain et rural).
Le projet aVEnir – « accompagnons le Véhicule Electrique avec la nécessaire intelligence de la recharge » est soutenu dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) opéré par l’ADEME.

ENEDIS: Communiqué de Presse  du 13/01/2022

aVEnir : de premiers résultats significatifs pour le pilotage intelligent de la recharge des véhicules électriques 

Deux ans après le lancement du projet aVEnir, des avancées techniques significatives sont réalisées sur trois cas d’usage expérimentés par le projet : la modulation en puissance des bornes de recharge, la possibilité de flexibilités « Vehicle-to-Grid» via la chaine communicante Linky et la synchronisation de la production photovoltaïque avec la recharge des véhicules électriques.

Une première en France : des expérimentations de pilotage de la recharge en conditions réelles

En 2021, des expérimentations pour moduler la puissance de recharge fournie par une borne pour répondre aux besoins du réseau de distribution d’électricité ont été lancées sur des bornes accessibles au public du réseau IZIVIA Grand Lyon et du réseau Electric 55 Charging à Issy-les-Moulineaux, et d'autres sont en cours de lancement. C’est la première fois en France que sont testées en conditions réelles les interactions entre le gestionnaire de réseau de distribution (Enedis) et les opérateurs d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques.
A noter que les essais sur les bornes IZIVIA incluent un volet expérientiel puisque les utilisateurs reçoivent une enquête afin d’étudier l’acceptabilité de cette flexibilité pour le grand public.
Les résultats de ces expérimentations, attendus pour 2022, représenteront de premières briques technologiques qui pourront être utilisées pour le déploiement et l’intégration à grande échelle des véhicules électriques dans le réseau.

Le compteur communicant Linky au service de la technologie du « Vehicle-toGrid » (V2G) 
La batterie du véhicule électrique pourrait jouer un rôle important dans la flexibilité du réseau électrique. Dans cette perspective, une première solution technique a été expérimentée et validée. Celle-ci permettrait la mise en œuvre de flexibilités V2G (soutirage, injection, et régulation de tension) grâce au compteur communicant Linky. La communication entre le réseau de distribution et la borne de recharge se base sur le courant porteur en ligne (CPL), sans nécessiter de connexion internet ni d’infrastructures de télécommunication supplémentaires.
Une deuxième solution qui s'appuie sur l'infrastructure de télécommunication est, quant à elle, en phase de développement.

Mieux comprendre les effets de la synchronisation de la production photovoltaïque avec la recharge de véhicules électriques
Synchroniser la recharge de véhicules électriques avec de la production photovoltaïque locale pourrait être vertueux pour rouler « vert » et consommer « local ». Le projet aVEnir évalue les opportunités et les contraintes (analyses des coûts et des bénéfices) créées par cette synchronisation, dans le cas par exemple où le démarrage de la recharge des véhicules électriques se fait au moment où la production photovoltaïque est maximale.
Les premières analyses montrent que les résultats sont très dépendants de la typologie du réseau, de l’emplacement des bornes de recharge et de celle des panneaux photovoltaïques sur le réseau. En outre, les effets observés à « la maille locale » sont parfois positifs, parfois négatifs pour le réseau de distribution. Les travaux d'études, en collaboration avec les membres du Consortium, continuent en 2022 afin d’affiner ces 1ers résultats.

Le projet aVEnir accélère 
En 2020, le projet engrangeait un premier succès : la sélection des 250 points de charge en France (flotte d’entreprise, voirie publique, centres commerciaux ou parking privés, résidentiel collectif) sur lesquels sont menées les expérimentations. Avec ces premiers résultats significatifs, l'histoire continue et des étapes clé restent encore à franchir dans la suite du projet.
Des nouvelles expérimentations sont prévues, parmi lesquelles l'appel à des agrégateurs de flexibilité pour les véhicules électriques et l'exploitation des données récoltées dans le cadre du projet pour disposer de modèles de prévision des recharges des véhicules électriques. Enfin, les cas d'usage mis en œuvre dans le cadre du projet aVEnir feront l'objet d'un bilan technico-économique et d’un retour d'expérience des utilisateurs en termes d'acceptabilité et de comportements de mobilité.
Ces éléments permettront d'étudier les modèles d'affaire permettant de valoriser les flexibilités fournies via le pilotage de la recharge et d'alimenter la stratégie d'industrialisation de la mobilité électrique, en intégrant les aspects techniques, normatifs, économiques et sociétaux.

lundi 16 mai 2022

Collège de France: " Le futur à la lumière des expériences et évolutions actuelles sur le plan local" par André Joffre* .

Communication d'André Joffre* devant la Chaire Innovation technologique Liliane Bettencourt, créée en 2006, par le Collège de France et la Fondation Bettencourt Schueller afin de mettre en valeur l’importance des travaux consacrés à l’innovation technologique. 

En cette année 2022 l’énergie solaire est mise à l’honneur au travers des séminaires et des cours dispensés par d’éminents chercheurs et de brillants ingénieurs issus de la filière, sous la férule de Daniel Lincot, ex-directeur scientifique de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF).


(*) Biographie d' André Joffre.  67 ans. Ingénieur des arts et métiers, a d’abord travaillé dans la filiale solaire de la Société Européenne de Propulsion (groupe Safran). Il y a quarante ans, il participe à la création de TECSOL, devenu un des principaux bureaux d’études européens en énergie solaire.
Il a en parallèle exercé de nombreux mandats : vice-président « industrie » de la CCI de Perpignan ; président d’Enerplan, syndicat national de l’énergie solaire ; président d’un pôle de compétitivité DERBI (Développement des énergies renouvelables dans l’industrie et dans le bâtiment) basé en Occitanie.
Il est administrateur de la Banque populaire depuis plus de vingt ans. Il est président du conseil d’administration de la Banque Populaire du Sud depuis douze ans et de la Fédération Nationale des Banques Populaires depuis quatre ans. Il est membre du conseil de surveillance de BPCE.

dimanche 23 janvier 2022

Electromobilistes occitans, F²AUVE vous invite à participer au projet MOBELSOL associant électromobilité et photovoltaïque.

Vous roulez en véhicule électrique ? Vous souhaitez favoriser le développement de l'électromobilité et du photovoltaïque ? Rejoignez nous pour participer à cet innovant projet !


La Fédération F²AUVE lors de sa dernière assemblée générale a souhaité inviter les électromobilistes et adhérents de ses associations membres à participer au projet MOBELSOL qui s'inscrit parfaitement dans les objectifs d'actions de la fédération pour diminuer notre empreinte carbone. 
Dans un souci de cohérence et pour faciliter les échanges et coopérations inter associatives nous souhaitons que cette participation se fasse sous le label CoopéractiVE marqueur de la communauté d'énergie renouvelable de F²AUVE. Les personnes intéressées voudront bien se faire connaître par mail: lacooperactive@gmail.com 

mercredi 18 août 2021

Les cellules solaires organiques d’ARMOR ASCA peuvent même être intégrées dans du verre de sécurité ( André Joffre - TECSOL )

Produire de l’énergie solaire avec des façades en verre, c’est possible

ARMOR solar power films GmbH de Kitzingen, en Allemagne, connue sous le nom de marque ASCA®, a développé une nouvelle technologie qui permet d’intégrer rapidement, facilement et de manière flexible des cellules photovoltaïques organiques (OPV) dans n’importe quel format de verre pour façade. Le transformateur de verre plat BGT Bischoff Glastechnik GmbH – basé à Bretten près de Karlsruhe, en Allemagne – propose désormais les modules de verre transparents et générateurs d’énergie à l’industrie mondiale de la construction. En plus de la fabrication des composants OPV, ARMOR ASCA prévoit également l’intégration du système, du cheminement des câbles et de la technologie de connexion à l’onduleur. L’énergie solaire est injectée dans le réseau public ou consommée directement.

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Le film solaire peut être produit en bleu, vert, gris et rouge. Il n’y a pas non plus de limites en termes de forme, de longueur, de taille et de conception. « Nous pouvons produire n’importe quelle forme de cellule solaire, qui fait ainsi partie de l’architecture et de la conception », explique Hermann Issa, vice-président senior en charge du développement commercial et de la gestion de projet chez ARMOR ASCA.

En savoir plus sur le site de TECSOL 👈

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NDLR : Record : 26% de rendement en environnement low-light pour la technologie solaire d’ARMOR solar power films.

26% de rendement en environnement low-light (faible luminosité) pour une cellule solaire organique ASCA®. C’est le record en laboratoire que vient d’annoncer avoir atteint en octobre ARMOR solar power films, grâce à l’intégration de nouveaux matériaux photoactifs de dernière génération développés avec son partenaire taïwanais Raynergy Tek, spécialiste des matériaux semi-conducteurs organiques pour l’OPV. Grâce à sa forte sensibilité à la lumière, le film OPV de l’industriel français se révèle ainsi efficace en intérieur et dans des conditions d’éclairage artificiel. Couplé à sa légèreté et à sa semi-transparence, on imagine aisément alors les multiples perspectives qu’il peut offrir au secteur de l’Internet des objets (IoT).

lundi 31 mai 2021

Tableau de bord du solaire photovoltaïque au premier trimestre 2021

La puissance du parc solaire photovoltaïque atteint 11,5 GW fin mars 2021.

Au cours du premier trimestre 2021, 546 MW supplémentaires ont été raccordés, contre 197 MW au cours de la même période en 2020. Cette très forte augmentation s'explique par une hausse du nombre de raccordements mais aussi par une proportion élevée de raccordements de centrales de fortes puissances. La production d’électricité d’origine solaire photovoltaïque s’élève à 2,0 TWh au cours du premier trimestre 2021, en diminution de 12 % par rapport au même trimestre de 2020. Elle représente 1,4 % de la consommation électrique française sur cette période.

Évolution du parc national des installations de production électrique solaire photovoltaïque

Au 31 mars 2021, la puissance du parc solaire photovoltaïque atteint 11 526 MW, dont 10 897 MW en France continentale. La puissance nouvellement raccordée est de 546 MW au premier trimestre 2021, contre 197 MW au même trimestre de 2020. 63 % de la nouvelle puissance raccordée correspond à des installations de plus de 250 kW, qui représentent toutefois moins de 1 % du nombre de nouveaux raccordements. Les installations de taille plus modeste, inférieure à 9 kW, représentent quant à elles près de 85 % du nombre d’unités nouvellement raccordées et environ 8 % de la nouvelle puissance. La puissance des projets en file d’attente diminue de 1 % depuis le début de l’année pour s’établir à 8,8 GW, dont 2,8 GW avec une convention de raccordement signée.









Résultats régionaux et départementaux

Le développement du parc solaire photovoltaïque se poursuit, principalement dans les régions situées dans le sud de la France continentale. Les régions Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes totalisent ainsi 68 % de la puissance nouvellement raccordée sur le territoire en 2021.
Il s’agit des quatre régions disposant des capacités installées les plus élevées, représentant 69 % de la puissance totale raccordée en France à la fin mars 2021.


Évolution de la production nationale d'électricité solaire photovoltaïque

Au premier trimestre 2021, la production d’origine solaire photovoltaïque s’élève à 2,0 TWh, en diminution par rapport à la même période de 2020 malgré l’augmentation des capacités installées, en raison de conditions d'ensoleillement moins favorables. La production solaire représente 1,4 % de la consommation électrique française, part en baisse de 0,2 point par rapport au premier trimestre 2020.

Révisions des résultats
Les résultats d’un trimestre sont encore provisoires lors de leur première publication. Ils sont amenés à être révisés, le plus souvent à la hausse, le trimestre suivant et ne seront définitifs que lors des trimestres postérieurs.

En savoir + 


mercredi 21 octobre 2020

Plusieurs mesures pour doper l’autoconsommation collective en milieu rural (Tecsol)

 L’autoconsommation collective permet en effet à un groupe de personnes de consommer l’électricité qu’ils produisent grâce à leurs propres moyens, souvent à partir de panneaux solaires photovoltaïques. En novembre 2019, le ministère avait déjà pris des dispositions pour faciliter les opérations d’autoconsommation collective. Tous les habitants situés dans un rayon de 1km autour de la source de production d’électricité pouvaient accéder à l’énergie ainsi produite. L’expérience de l’année écoulée a montré que ce rayon pouvait être trop petit dans les zones rurales, du fait de la dispersion des auto-consommateurs potentiels. Afin de répondre à cette particularité, il sera désormais possible pour les opérations situées dans une zone rurale de demander une dérogation dans la limite d’un rayon de 10 km, soit une surface totale 100 fois plus importante qu’actuellement. 

jeudi 24 septembre 2020

Convergences entre photovoltaïque et mobilité électrique (Enerplan & Solar Power Europe)

 Avant-propos 
La décarbonisation du secteur des transports passe notamment par son électrification. C’est un défi important que relève l’industrie automobile, avec des investissements gigantesques pour transformer leur outil de production et faire émerger des champions européens de la batterie. 
Pour le secteur électrique et les collectivités locales, c’est aussi un grand défi de déployer de façon accélérée des infrastructures de recharge et de maîtriser leur impact sur le réseau. 
L’électricité solaire est hautement concernée par cette « e-transformation » du secteur des transports. Si l’on voit apparaître des véhicules qui embarquent directement le générateur solaire dans leur design, en termes de puissance PV déployée, c’est la recharge de véhicules par la production solaire locale qui est la plus prometteuse. L’on profite ainsi de la concomitance production/recharge afin d’alimenter de façon intelligente les batteries sur roues que sont les véhicules électriques, quand la production solaire coïncide avec leur stationnement, sans stress pour le réseau. Un autre point d’intérêt stratégique entre solaire et électromobilité, c’est l’amélioration de la compétitivité du stockage qu’induit l’industrie automobile, avec par ailleurs une seconde vie de ces batteries mobiles qui permettra une diffusion massive du stockage stationnaire au service du réseau intelligent, qui intègrera toujours plus d’électricité et de flexibilité. 
Ce premier rapport dresse un état des lieux des convergences à l’œuvre entre solaire et électromobilité. C’est le fruit de la collaboration entre ENERPLAN et Solar Power Europe qui va se poursuivre. Il montre des solutions innovantes où le solaire et la mobilité électrique se marient fructueusement, ce qui devrait susciter maintes initiatives des acteurs politiques et économiques en faveur des synergies entre nos deux filières. Les acteurs avertis n’auront aucun mal à travailler de concert à une large diffusion de ces solutions, au service de la transition des mobilités vers un approvisionnement renouvelable. 
Les solutions innovantes nécessitent une réglementation innovante. Alors que l’Union européenne vient de se doter d’un nouveau cadre sur l’autoconsommation au sein du Paquet Energie propre, il est nécessaire que la France, et avec elle les Etats européens, se dotent d’un cadre réglementaire moderne permettant le développement l’autoconsommation individuelle et collective, et de la mobilité renouvelable. 
En France, nous n’avons pas de pétrole, mais des idées et du soleil ! La filière photovoltaïque est mobilisée pour accompagner le développement de l’électromobilité, afin que l’électricité solaire produite et consommée localement soit tant une source de valeur pour les territoires qu’une source d’autonomie pour les bénéficiaires. 

Daniel BOUR, Enerplan (Président)  & Walburga HEMETSBERGER Solar Power Europe (C.E.O.)

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