lundi 17 octobre 2022

Envie Aquitaine inaugure une toute nouvelle usine de recyclage de panneaux solaires

 



L'entreprise d'insertion ENVIE Aquitaine a créé une nouvelle usine de recyclage de panneaux solaires pour le compte de l'éco-organisme Soren (anciennement appelé PV-Cycle), chargé de la collecte et du traitement des panneaux solaires en fin de vie.
Plutôt que le broyage total des panneaux, ENVIE a investi dans plusieurs machines permettant de séparer le cadre en aluminium, le panneau de verre et les différentes couches de composants afin de récupérer par la suite les divers matériaux : cuivre, silicium, mais surtout l'argent, un métal à la conductivité exceptionnelle. 
Dans la vidéo réalisée par Actu Environnement le directeur, Frédéric Seguin, explique également qu'il envisage également le réemploi des 5% de panneaux pouvant encore fonctionner  .


jeudi 29 septembre 2022

Énergies renouvelables, exploitons le bâti ! ( Clara TREVISIOL, VPdte du syndicat AuRA Digital Solaire )

Voir également le dossier de Le VE je le veux
Plafonnement des hausses, chèques énergie, aides aux industriels… Les annonces se précisent depuis quelques jours pour rassurer les dirigeants et les particuliers à l’aube d’un hiver redouté. Ces solutions, qui ne sont pour l’instant que des rustines, vont également être soutenues par un Projet de loi d’accélération des énergies renouvelables. Mais ce qui se dessine semble encore insuffisant pour vraiment réduire la facture énergétique. Un pan entier est oublié : l’exploitation du bâti.

+ 20 € par mois. C’est, en moyenne, ce que va représenter la hausse du prix de l’énergie pour les ménages en février 2023. Une somme qui pourrait être considérablement réduite si l’on massifiait le recours aux énergies renouvelables et particulièrement au solaire. Cette source inépuisable est adoptée par de plus en plus de particuliers. Le SER (Syndicat des professionnels de l’énergie solaire) enregistre ainsi une hausse de 50 % de la demande en un an. Et les demandes d’information en ligne ont bondi de 600 % sur des plateformes comme Hellowatt. Leur objectif : autoconsommer et ainsi voir leurs factures diminuer. L’autoconsommation a l’avantage d’être rapide à déployer : il faut moins de trois mois pour installer et mettre en route une installation photovoltaïque résidentielle mais aussi professionnelle.

Les acteurs publics ont bien identifié le potentiel des ENR et préparent un Projet de loi d’accélération des énergies renouvelables. Au programme : des grands parcs photovoltaïques au sol, éloignés des lieux de consommation que sont les entreprises et les habitations. Cette vision a le mérite d’exister mais elle est loin d’être suffisante. Elle réduit le solaire à des installations massives, éloignées des zones de consommation, qui condamnent parfois des surfaces agricoles exploitables ou des zones forestières à préserver.

Le circuit court de l’énergie

L’avenir immédiat du solaire existe bel et bien : il réside dans le bâti. Toits de maisons mais aussi d’entreprises, de bâtiments publics, d’écoles ou d’autres infrastructures sont autant de petites centrales photovoltaïques potentielles. Le potentiel solaire inexploité sur les toitures est estimé à 363 GW selon l’ADEME. De quoi fournir les deux tiers de la consommation des ménages français ! Cette vision locale et diffuse de la production d’énergie solaire rapproche le producteur du consommateur, limite les problématiques d’équilibrage du réseau et offre des opportunités d’économies et d’indépendance immédiates.

L’autoconsommation apporte une solution concrète, rapide et facile à mettre en œuvre aux entreprises, qui luttent contre la volatilité des prix et tentent de préserver leurs marges. Et aux particuliers qui peuvent effacer jusqu’à 60 % de leur facture d’électricité grâce à de la pédagogie et des dispositifs connectés et intelligents de pilotage de l’énergie. En réduisant ainsi la demande en électricité des ménages, c’est de fait un outil efficace pour limiter l’impact du bouclier tarifaire sur les comptes de l’État.

Ce dernier pourrait ainsi consacrer ses aides à soutenir le développement de l’autoconsommation, notamment via la mise en place d’une TVA à taux réduite sur les installations solaires. Une récente directive européenne d’avril 2022 l’encourage d’ailleurs et certains pays européens s’en sont déjà emparé comme le Royaume Uni (TVA à 0%) et la Belgique (TVA à 6%) où le solaire fournit 30% de la consommation des ménages. Ce territoire, de la taille d’un département français, a réussi à déployer quatre fois plus d’installations solaires qu’en France…

Nous appelons aussi à un allègement des démarches administratives notamment en mairie pour accélérer les délais, particulièrement dans les zones classées. Arrêtons de considérer que les panneaux solaires sont inesthétiques et favorisons leur déploiement sur les toitures de France.

Le potentiel du bâti est gigantesque, ne l’oublions pas.

lundi 6 juin 2022

La recharge bidirectionnelle V2G dans le projet aVEnir .

Les objectifs du projet aVEnir sont les suivants :
  • Expérimenter en condition réelle, différentes situations de pilotage de bornes de recharge de véhicules électriques et leurs interfaces avec le réseau public de distribution ;
  • Tester des solutions de recharge intelligentes pour faciliter l’intégration des véhicules électriques sur le réseau (notamment grâce aux techniques de Vehicle to Grid – V2G et de synchronisation entre recharge et production solaire) 
  • Evaluer les opportunités apportées par les véhicules électriques pour la gestion des flexibilités locales sur le réseau électrique.
Ce projet de 3 ans est localisé sur deux territoires complémentaires : la Métropole de Lyon (urbain dense) et une partie de la Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur (péri-urbain et rural).
Le projet aVEnir – « accompagnons le Véhicule Electrique avec la nécessaire intelligence de la recharge » est soutenu dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) opéré par l’ADEME.

ENEDIS: Communiqué de Presse  du 13/01/2022

aVEnir : de premiers résultats significatifs pour le pilotage intelligent de la recharge des véhicules électriques 

Deux ans après le lancement du projet aVEnir, des avancées techniques significatives sont réalisées sur trois cas d’usage expérimentés par le projet : la modulation en puissance des bornes de recharge, la possibilité de flexibilités « Vehicle-to-Grid» via la chaine communicante Linky et la synchronisation de la production photovoltaïque avec la recharge des véhicules électriques.

Une première en France : des expérimentations de pilotage de la recharge en conditions réelles

En 2021, des expérimentations pour moduler la puissance de recharge fournie par une borne pour répondre aux besoins du réseau de distribution d’électricité ont été lancées sur des bornes accessibles au public du réseau IZIVIA Grand Lyon et du réseau Electric 55 Charging à Issy-les-Moulineaux, et d'autres sont en cours de lancement. C’est la première fois en France que sont testées en conditions réelles les interactions entre le gestionnaire de réseau de distribution (Enedis) et les opérateurs d’infrastructures de recharge pour véhicules électriques.
A noter que les essais sur les bornes IZIVIA incluent un volet expérientiel puisque les utilisateurs reçoivent une enquête afin d’étudier l’acceptabilité de cette flexibilité pour le grand public.
Les résultats de ces expérimentations, attendus pour 2022, représenteront de premières briques technologiques qui pourront être utilisées pour le déploiement et l’intégration à grande échelle des véhicules électriques dans le réseau.

Le compteur communicant Linky au service de la technologie du « Vehicle-toGrid » (V2G) 
La batterie du véhicule électrique pourrait jouer un rôle important dans la flexibilité du réseau électrique. Dans cette perspective, une première solution technique a été expérimentée et validée. Celle-ci permettrait la mise en œuvre de flexibilités V2G (soutirage, injection, et régulation de tension) grâce au compteur communicant Linky. La communication entre le réseau de distribution et la borne de recharge se base sur le courant porteur en ligne (CPL), sans nécessiter de connexion internet ni d’infrastructures de télécommunication supplémentaires.
Une deuxième solution qui s'appuie sur l'infrastructure de télécommunication est, quant à elle, en phase de développement.

Mieux comprendre les effets de la synchronisation de la production photovoltaïque avec la recharge de véhicules électriques
Synchroniser la recharge de véhicules électriques avec de la production photovoltaïque locale pourrait être vertueux pour rouler « vert » et consommer « local ». Le projet aVEnir évalue les opportunités et les contraintes (analyses des coûts et des bénéfices) créées par cette synchronisation, dans le cas par exemple où le démarrage de la recharge des véhicules électriques se fait au moment où la production photovoltaïque est maximale.
Les premières analyses montrent que les résultats sont très dépendants de la typologie du réseau, de l’emplacement des bornes de recharge et de celle des panneaux photovoltaïques sur le réseau. En outre, les effets observés à « la maille locale » sont parfois positifs, parfois négatifs pour le réseau de distribution. Les travaux d'études, en collaboration avec les membres du Consortium, continuent en 2022 afin d’affiner ces 1ers résultats.

Le projet aVEnir accélère 
En 2020, le projet engrangeait un premier succès : la sélection des 250 points de charge en France (flotte d’entreprise, voirie publique, centres commerciaux ou parking privés, résidentiel collectif) sur lesquels sont menées les expérimentations. Avec ces premiers résultats significatifs, l'histoire continue et des étapes clé restent encore à franchir dans la suite du projet.
Des nouvelles expérimentations sont prévues, parmi lesquelles l'appel à des agrégateurs de flexibilité pour les véhicules électriques et l'exploitation des données récoltées dans le cadre du projet pour disposer de modèles de prévision des recharges des véhicules électriques. Enfin, les cas d'usage mis en œuvre dans le cadre du projet aVEnir feront l'objet d'un bilan technico-économique et d’un retour d'expérience des utilisateurs en termes d'acceptabilité et de comportements de mobilité.
Ces éléments permettront d'étudier les modèles d'affaire permettant de valoriser les flexibilités fournies via le pilotage de la recharge et d'alimenter la stratégie d'industrialisation de la mobilité électrique, en intégrant les aspects techniques, normatifs, économiques et sociétaux.

lundi 16 mai 2022

Collège de France: " Le futur à la lumière des expériences et évolutions actuelles sur le plan local" par André Joffre* .

Communication d'André Joffre* devant la Chaire Innovation technologique Liliane Bettencourt, créée en 2006, par le Collège de France et la Fondation Bettencourt Schueller afin de mettre en valeur l’importance des travaux consacrés à l’innovation technologique. 

En cette année 2022 l’énergie solaire est mise à l’honneur au travers des séminaires et des cours dispensés par d’éminents chercheurs et de brillants ingénieurs issus de la filière, sous la férule de Daniel Lincot, ex-directeur scientifique de l’Institut photovoltaïque d’Île-de-France (IPVF).


(*) Biographie d' André Joffre.  67 ans. Ingénieur des arts et métiers, a d’abord travaillé dans la filiale solaire de la Société Européenne de Propulsion (groupe Safran). Il y a quarante ans, il participe à la création de TECSOL, devenu un des principaux bureaux d’études européens en énergie solaire.
Il a en parallèle exercé de nombreux mandats : vice-président « industrie » de la CCI de Perpignan ; président d’Enerplan, syndicat national de l’énergie solaire ; président d’un pôle de compétitivité DERBI (Développement des énergies renouvelables dans l’industrie et dans le bâtiment) basé en Occitanie.
Il est administrateur de la Banque populaire depuis plus de vingt ans. Il est président du conseil d’administration de la Banque Populaire du Sud depuis douze ans et de la Fédération Nationale des Banques Populaires depuis quatre ans. Il est membre du conseil de surveillance de BPCE.

dimanche 23 janvier 2022

Electromobilistes occitans, F²AUVE vous invite à participer au projet MOBELSOL associant électromobilité et photovoltaïque.

Vous roulez en véhicule électrique ? Vous souhaitez favoriser le développement de l'électromobilité et du photovoltaïque ? Rejoignez nous pour participer à cet innovant projet !


La Fédération F²AUVE lors de sa dernière assemblée générale a souhaité inviter les électromobilistes et adhérents de ses associations membres à participer au projet MOBELSOL qui s'inscrit parfaitement dans les objectifs d'actions de la fédération pour diminuer notre empreinte carbone. 
Dans un souci de cohérence et pour faciliter les échanges et coopérations inter associatives nous souhaitons que cette participation se fasse sous le label CoopéractiVE marqueur de la communauté d'énergie renouvelable de F²AUVE. Les personnes intéressées voudront bien se faire connaître par mail: lacooperactive@gmail.com 

mercredi 18 août 2021

Les cellules solaires organiques d’ARMOR ASCA peuvent même être intégrées dans du verre de sécurité ( André Joffre - TECSOL )

Produire de l’énergie solaire avec des façades en verre, c’est possible

ARMOR solar power films GmbH de Kitzingen, en Allemagne, connue sous le nom de marque ASCA®, a développé une nouvelle technologie qui permet d’intégrer rapidement, facilement et de manière flexible des cellules photovoltaïques organiques (OPV) dans n’importe quel format de verre pour façade. Le transformateur de verre plat BGT Bischoff Glastechnik GmbH – basé à Bretten près de Karlsruhe, en Allemagne – propose désormais les modules de verre transparents et générateurs d’énergie à l’industrie mondiale de la construction. En plus de la fabrication des composants OPV, ARMOR ASCA prévoit également l’intégration du système, du cheminement des câbles et de la technologie de connexion à l’onduleur. L’énergie solaire est injectée dans le réseau public ou consommée directement.

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Le film solaire peut être produit en bleu, vert, gris et rouge. Il n’y a pas non plus de limites en termes de forme, de longueur, de taille et de conception. « Nous pouvons produire n’importe quelle forme de cellule solaire, qui fait ainsi partie de l’architecture et de la conception », explique Hermann Issa, vice-président senior en charge du développement commercial et de la gestion de projet chez ARMOR ASCA.

En savoir plus sur le site de TECSOL 👈

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NDLR : Record : 26% de rendement en environnement low-light pour la technologie solaire d’ARMOR solar power films.

26% de rendement en environnement low-light (faible luminosité) pour une cellule solaire organique ASCA®. C’est le record en laboratoire que vient d’annoncer avoir atteint en octobre ARMOR solar power films, grâce à l’intégration de nouveaux matériaux photoactifs de dernière génération développés avec son partenaire taïwanais Raynergy Tek, spécialiste des matériaux semi-conducteurs organiques pour l’OPV. Grâce à sa forte sensibilité à la lumière, le film OPV de l’industriel français se révèle ainsi efficace en intérieur et dans des conditions d’éclairage artificiel. Couplé à sa légèreté et à sa semi-transparence, on imagine aisément alors les multiples perspectives qu’il peut offrir au secteur de l’Internet des objets (IoT).