mercredi 6 mai 2026

Le solaire dérange toujours autant, à l’autoconsommation collective d’en payer les frais (TECSOL)

 


Si nous avions besoin d’une preuve que l’énergie solaire n’est pas encore complètement en odeur de sainteté dans les plus hautes sphères de l’Etat, le rejet, la semaine dernière, de l’amendement porté par Enerplan sur l’arrêté modifiant le fonctionnement des règles de répartition de l’énergie au sein d’une opération d’autoconsommation collective, ne laisse plus de place au doute.

La trajectoire du solaire photovoltaïque en France ne sera jamais un long fleuve tranquille. En France l’autoconsommation collective a le vent en poupe avec près de deux milles opérations à la fin du premier trimestre 2026, un record en Europe, et une augmentation de plus de 120% en un an. L’ACC, c’est le solaire en liberté, celui de la solidarité entre voisins.

C’est le solaire sans limite, de quartiers en quartiers, de zones commerciales en zones commerciales, de villages en villages. Un fantastique dispositif de réappropriation de l’énergie par les territoires et de démocratie locale à vocation sociale. Certains voudraient-ils entraver cette facilité d’usage ?

En tous les cas, l’autoconsommation collective a connu un coup de semonce en cette mi-avril. Le Conseil supérieur de l’énergie a examiné le 16 avril dernier un texte visant à réformer le fonctionnement de la répartition d’une boucle en ACC, qui permet d’arbitrer après coup le dispositif en fonction de qui a réellement consommé quoi pour coller à la réalité. L’idée étant de répartir équitablement une production variable !

Inspiré par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), ce décret réglementaire dirimant veut en finir, avec effet rétroactif, avec cette flexibilité. Il impose même de figer à l’avance les clés de répartition, jusqu’à J-2, en maximisant le taux d’autoconsommation. La règle n’est plus la même, la souplesse n’est plus de rigueur, l’immobilité hiératique fera foi via des consommations et des productions fixées sans tenir compte des aléas du réseau ou de la météo. Et encore une remise en cause d’un dispositif qui commençait à faire ses preuves ! La politique du stop and go…

De quoi à peur la DGEC ? Officiellement, elle pointerait des « arbitrages opportunistes » avec des professionnels susceptibles d’optimiser a posteriori la répartition en fonction des prix du marché. A la marge ! Le syndicat Enerplan a réagi en déposant plusieurs amendements sur le texte. L’un, évoqué plus haut, préconise la création d’un bandeau, défini chaque mois, qui réserverait un certain pourcentage de la production totale de la centrale solaire à la boucle en ACC.

Le pourcentage restant serait alloué à l’agrégateur ou à l’acheteur obligé. Problème, la DGEC évoque pourquoi pas la possibilité d’un bandeau, mais un bandeau figé pour des durées de plusieurs années, ce qui rend impossible l’incrémentation de nouveaux consommateurs dans la boucle au fil du temps.  Et devinez ce qui arriva ? L’amendement d’Enerplan a fait chou blanc auprès du CSE.

Et l’histoire du développement de l’énergie solaire en France de connaître ainsi un nouvel avatar. La DGEC et le CSE ont donc décidé de supprimer la liberté d’allouer en toute souplesse la production d’énergie solaire aux autoconsommateurs. Le modèle de l’ACC est ainsi remis en cause ébranlant à nouveau la confiance des investisseurs, autant sur la viabilité économique des projets que sur le dispositif de gouvernance. L’actualité du solaire de ces dernières années confine à une étrange tautologie.

A chaque avancée du solaire, une mesure pour contraindre et ralentir son développement. Comme une rengaine, une litanie désespérante. Au nom du fait que le solaire serait une énergie intermittente et nuisible dont il faudrait contrôler l’essor. Une énergie qui dérange comme la vérité* d’Al Gore !

Et aujourd’hui c’est l’ACC qui est en grand danger. Que pourrait-il se passer avant la publication de l’arrêté ? La relance des discussions, la réouverture d’un dialogue entre les professionnels de la filière et le gouvernement… D’aucuns font déjà part de leur résignation. « Quand il n’y a pas d’espoir, il faut inventer l’espoir » écrivait Albert Camus.

Texte repris de l'Editorial de TECSOL Quotidien

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* NDLR : « Une vérité qui dérange » est un documentaire et un livre d’Al Gore qui alertent sur l’urgence du réchauffement climatique et ses conséquences catastrophiques si l’activité humaine n’est pas rapidement modifiée.

mardi 4 novembre 2025

Bertrand Piccard, président d'honneur de la fédération FUTUR,

Lancement de la pétition nationale « Oui à la liberté énergétique » pour que chacun puisse produire et consommer une électricité renouvelable


Une pétition pour un droit fondamental

L’association FUTUR vient en effet de lancer une pétition pour demander que la loi reconnaisse explicitement le droit de chacun à choisir son énergie, que ce soit en tant que producteur individuel, membre d’une coopérative ou simple consommateur.

Les signataires rappellent que :
  • Les énergies renouvelables offrent plus d’autonomie pour les ménages, les territoires et le pays.
  • Elles réduisent la dépendance aux combustibles importés, renforçant ainsi la souveraineté énergétique et la balance commerciale de la France.
  • Elles sécurisent le pouvoir d’achat.
  • Elles contribuent à la protection du climat et à la réduction de la pollution.
  • De plus en plus de citoyens veulent produire leur électricité, l’autoconsommer, ou investir dans des projets collectifs locaux.
depuis le 17 octobre 2025 sur le site de l’Assemblée nationale.

FUTUR présentera publiquement ses premières actions lors du Salon EnerGaïa, à Montpellier, en décembre 2025.

mercredi 1 octobre 2025

"Décollage" solaire à grande échelle dans de nombreux pays d’Afrique. (Ember-Energy)

L’énergie solaire n’est pas nouvelle en Afrique. Depuis plus de deux décennies, l’énergie solaire a contribué à améliorer la vie à travers l’Afrique, dans les écoles et les hôpitaux ruraux, le paiement à l’utilisation dans les maisons, l’éclairage public, le pompage de l’eau, les mini-réseaux et plus encore. Cependant, l’Afrique du Sud et l’Égypte sont actuellement les seuls pays dont la capacité solaire installée se mesure en gigawatts plutôt qu’en mégawatts. Cela pourrait être sur le point de changer.

Les premières preuves d’un décollage du solaire en Afrique sont maintenant là :

  • Au cours des 12 derniers mois, les importations de panneaux solaires en Afrique ont fortement augmenté. Les importations en provenance de Chine ont augmenté de 60 % au cours des 12 derniers mois pour atteindre 15 032 MW. Au cours des deux dernières années, les importations de panneaux solaires en dehors de l’Afrique du Sud ont presque triplé, passant de 3 734 MW à 11 248 MW.
  • L’augmentation s’est produite dans toute l’Afrique. 20 pays ont établi un nouveau record d’importations de panneaux solaires au cours des 12 mois précédant juin 2025. 25 pays ont importé au moins 100 MW, contre 15 pays 12 mois auparavant.
  • Ces panneaux solaires fourniront beaucoup d’électricité. Les panneaux solaires importés en Sierra Leone au cours des 12 derniers mois, s’ils étaient installés, produiraient de l’électricité équivalant à 61 % de la production totale d’électricité déclarée en 2023, ce qui augmenterait considérablement l’approvisionnement en électricité. Ils ajouteraient l’électricité équivalant à plus de 5 % à la production totale d’électricité déclarée dans 16 pays.
  • Les importations de panneaux solaires réduiront les importations de carburant. Les économies réalisées en évitant le diesel peuvent rembourser le coût d’un panneau solaire en six mois au Nigeria, et encore moins dans d’autres pays. Dans neuf des dix principaux importateurs de panneaux solaires, la valeur des importations de pétrole raffiné éclipse la valeur des importations de panneaux solaires d’un facteur compris entre 30 et 107.

Cette poussée n’en est qu’à ses débuts. Le Pakistan a connu un immense boom solaire au cours des deux dernières années, mais l’Afrique n’est pas encore le prochain Pakistan. Cependant, le changement se produit rapidement. Et les premières preuves sont maintenant là.

L’analyse initiale suggère que la croissance pourrait être davantage tirée par l’énergie solaire distribuée que par l’énergie solaire à grande échelle.

Les données sur les exportations solaires chinoises utilisées dans ce rapport constituent une source importante de données, mais il ne s’agit que d’une vue partielle. Des recherches plus détaillées et localisées sont nécessaires pour suivre pleinement l’essor de l’énergie solaire en Afrique.

mercredi 3 septembre 2025

Débats sur l’énergie – Démêler le vrai du faux : La CRE fait le point sur les affirmations et chiffres entendus pendant l’été...

Depuis quelques semaines, de nombreuses affirmations et tout autant de chiffres relatifs aux débats sur l’énergie circulent dans les médias. A l’occasion de la rentrée, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) démêle le vrai du faux et publie un document de clarification avec dix questions clés, auxquelles elle apporte des réponses circonstanciées et objectivées.  

 Les missions principales de la CRE sont de réguler les réseaux et infrastructures d’électricité et de gaz, de garantir le bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz et d’opérer les principaux dispositifs de soutien aux énergies renouvelables. Elles lui offrent une vision complète et experte du secteur qui lui donne de la hauteur. Forte de ses valeurs d’ouverture, de transparence et d’impartialité, la CRE incarne un rôle de vigie du secteur de l’énergie. S’ajoute une nouvelle mission, celle d’éclairer le débat public.  


    C’est pourquoi devant les chiffres erronés et les affirmations sans nuance, qui figurent parfois dans le débat public, elle a décidé de démêler le vrai du faux en répondant à dix affirmations entendues ces dernières semaines. Certaines sont exactes, nous le confirmons. Mais beaucoup d’entre elles sont approximatives voire fausses. 

    Le secteur de l’énergie est certes complexe, mais il est nécessaire d’être vigilants et de prendre le temps de l’explication pour permettre aux citoyens de bien comprendre ses enjeux.   

    Ce document a vocation à être étoffé ces prochains mois, en fonction de l’actualité et des affirmations qu’il sera nécessaire de préciser ou de nuancer.  


mardi 2 septembre 2025

Évolution du parc national des installations de production électrique solaire photovoltaïque

 Au 30 juin 2025, la puissance du parc solaire photovoltaïque atteint 28,2 GW, dont 27,3 GW en France continentale. La puissance nouvellement raccordée est de 2,9 GW sur le premier semestre de l’année 2025, contre 2,2 GW sur la même période en 2024. 


Un quart (28 %) de la nouvelle puissance raccordée correspond à des installations de plus de 500 kW, qui ne représentent que 0,2 % du nombre de nouveaux raccordements. 

Les installations de taille plus modeste, inférieure à 9 kW, représentent quant à elles 87 % du nombre d’unités nouvellement raccordées et 15 % de la nouvelle puissance.

La puissance des projets en file d’attente a augmenté de 12 % depuis le dernier trimestre de l’année 2024 pour s’établir à 36 GW, dont 8,3 GW avec une convention de raccordement signée.

Sources : Service des données et études statistiques (SDES)

vendredi 22 août 2025

Kemiwatt - la solution de stockage stationnaire


Kemiwatt, c'est l'entreprise qui transforme d’anciens réservoirs pétroliers en batteries à électricité liquide grâce à une technologie 100 % aqueuse, sûre et durable, offrant la solution de stockage stationnaire la plus compétitive pour accompagner la transition énergétique à l’échelle industrielle.