jeudi 30 janvier 2020

COMMUNAUTE D’ENERGIE RENOUVELABLE, LA CLE DE LA REVOLUTION ENERGETIQUE - EN PLEINE EXPANSION

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Dans un monde confronté à une urgence climatique, la nécessité d’opérer, au niveau européen, une transition énergétique vers un système sans combustibles fossiles n’a jamais été aussi pressante. À travers le monde, certaines communautés sont déjà victimes des impacts du changement climatique. L’Europe, en tant que berceau de la révolution industrielle et comptant parmi les régions les plus riches du monde, se doit de prendre la tête du combat qui permettra d’enrayer le réchauffement climatique. Une transformation énergétique socialement équitable nécessite de placer le contrôle des énergies renouvelables entre les mains des communautés et des citoyens – c’est-à-dire se réapproprier le pouvoir détenu par le secteur des combustibles fossiles, qui n’a cessé de bloquer les actions menaçant ses intérêts financiers, au détriment des populations et de la planète. 
Dans toute l’Europe, le débat autour de la révolution énergétique s’intensifie. Les citoyens, les communautés, les villes et les collectivités locales sont à l’avant-garde de la transition énergétique européenne : de plus en plus, ceux-ci contrôlent et produisent leur propre énergie renouvelable, et encouragent une transition énergétique vers des modèles plus équitables, démocratiques et décentralisés. En effet, les premières éoliennes ont vu le jour grâce à des citoyens qui se sont réunis sous la forme de coopératives (ou « communautés d’énergie renouvelable »). Dans toute l’Europe, des citoyens et des communautés mettent actuellement en œuvre leurs propres projets d’énergie renouvelable et systèmes de stockage d’énergie, et prennent des initiatives en matière d’isolation des bâtiments et des habitations. Cette énergie a la capacité d’accélérer la transformation énergétique et de la rendre plus équitable, tout en comportant une plus-value sociale. 
Le mouvement pour une énergie issue des communautés d’énergie renouvelable a récemment reçu un coup de pouce : la législation européenne donne dorénavant le droit aux communautés et aux individus de produire, stocker, consommer et revendre leur propre énergie. Tous les États membres de l’UE sont concernés. En Europe, la production d’énergie issue des communautés d’énergie renouvelable a un potentiel considérable. Une récente étude révèle en effet que la moitié des citoyens européens – y compris les communautés locales, les écoles et les hôpitaux – pourraient produire leur propre électricité renouvelable d’ici 2050, couvrant ainsi 45 % de la demande en énergie.1 Ainsi, conformément aux nouveaux droits accordés aux communautés et aux citoyens en matière d’énergie, ce potentiel doit être pleinement exploité en vue de mettre l’Europe sur le chemin de la transformation énergétique nécessaire.


Communauté d'énergie renouvelable
LOI n° 2019-1147 du 8 novembre 2019 relative à l'énergie et au climat

Le code de l'énergie est ainsi modifié :
1° Après l'article L. 211-3-1, sont insérés des articles L. 211-3-2 et L. 211-3-3 ainsi rédigés :


« Art. L. 211-3-2.-Peut être considérée comme une communauté d'énergie renouvelable une entité juridique autonome qui :
« 1° Repose sur une participation ouverte et volontaire ;
« 2° Est effectivement contrôlée par des actionnaires ou des membres se trouvant à proximité des projets d'énergie renouvelable auxquels elle a souscrit et qu'elle a élaborés. Ses actionnaires ou ses membres sont des personnes physiques, des petites et moyennes entreprises, des collectivités territoriales ou leurs groupements ;
« 3° A pour objectif premier de fournir des avantages environnementaux, économiques ou sociaux à ses actionnaires ou à ses membres ou aux territoires locaux où elle exerce ses activités, plutôt que de rechercher le profit.
« Une communauté d'énergie renouvelable est autorisée à :
« a) Produire, consommer, stocker et vendre de l'énergie renouvelable, y compris par des contrats d'achat d'électricité renouvelable ;
« b) Partager, au sein de la communauté, l'énergie renouvelable produite par les unités de production détenues par ladite communauté ;
« c) Accéder à tous les marchés de l'énergie pertinents, directement ou par l'intermédiaire d'un agrégateur.
« Un décret en Conseil d'Etat précise les modalités d'application du présent article.


jeudi 19 septembre 2019

Covoiturage en Voiture électrique pour la découverte du patrimoine.

Comme chaque année depuis 4 ans, à l'initiative de "Le VE je le veux", est organisé un covoiturage pour la découverte du patrimoine en voiture électrique. Le but de ces animations est de faire découvrir les avantages du véhicule électrique et l'intérêt du covoiturage pour diminuer à la fois notre empreinte carbone mais aussi l'intérêt économique qu'il peut représenter pour ses utilisateurs. 

Pour un trajet, partager un véhicule à 3 c'est aussi partager la facture écologique et économique du déplacement par 3 ! Mais si le véhicule est électrique alors la facture est divisée par 12 ! en terme de consommation d'énergie. 

Cette année encore la concession NISSAN AUCH (EDEN Auto) nous soutient dans la démarche en mettant gratuitement à notre disposition un EVALIA - NV200 100% électrique.

mardi 18 juin 2019

Véhicule électrique : En France un remède bien moins pire que le mal !


Actu-Environnement organise un excellent débat sur les questions autour de l'intérêt écologique et des inconvénients du véhicule électrique. Selon le périmètre étudié son bilan environnemental varie. Même s'il est déjà nettement positif en France, il peut encore être amélioré.
Florence Roussel, rédactrice en chef d'Actu-Environnement, en débat avec ses invités : Cécile Goubet, Secrétaire générale de l'Avere et Aurélien Schuller, Manager du Pôle mobilité au cabinet Carbone 4

mercredi 10 avril 2019

Le véhicule électrique dans la transition écologique en France

Du berceau au tombeau: la mobilité électrique et la transition énergétique française

Un déploiement important de véhicules rechargeables en France peut contribuer à réduire l'impact des voitures sur le climat tout en atteignant les ambitions de la loi de transition énergétique française. Véhicule au réseau et deuxième batteries de vie peut accélérer le déploiement de sources d'énergie renouvelables (SER) et d' assurer une meilleure stabilité du réseau, selon un nouveau rapport lancé par l'ECF et Fondation pour l'Homme et la Nature , le 6 Décembre  . Le projet a été mené sur une période de 18 mois avec la contribution du secteur automobile français, des fournisseurs de batteries, des gestionnaires de réseau de transport et des ONG environnementales, et a été étayé par une modélisation énergétique réalisée par Carbon 4.
  • Le rapport technique est disponible en téléchargement ici (en français)
  • Le résumé du rapport est disponible  ici .
L’équipe du projet a constitué une base de preuves équilibrée sur la contribution des véhicules électriques à la décarbonisation des transports et à l’intégration des sources d’énergie renouvelables en France à l’horizon 2030. Le projet a également identifié les principaux leviers permettant de réduire les impacts restants sur l’environnement grâce à une analyse du cycle de vie portant sur cinq indicateurs , Potentiel d’acidification, épuisement abiotique, potentiel d’eutrophisation, potentiel de création d’ozone photochimique).
L’analyse montre aujourd’hui que le potentiel de réchauffement planétaire (PRP) d’un petit véhicule électrique à batterie (par exemple, ZOE - 22 kWh) est inférieur de 70% au PRP d’une petite voiture à essence. Le GWP d'un grand BEV est inférieur de 57% au GWP d'une grande voiture diesel. En 2030, l'écart entre les véhicules à moteur à combustion interne et les véhicules électriques à batterie est réduit en raison de l'hybridation modérée des véhicules à moteur à combustion interne, mais les émissions de véhicules électriques à cycle de vie restent moins importantes.
Le recyclage est un élément important pour réduire les impacts des grands BEV sur le cycle de vie et devrait être encouragé. En moyenne, une augmentation de 30% du taux massique de recyclage des batteries entraîne une diminution de 14% du GW global du VE.
Les BEV contribuent à l'intégration des énergies renouvelables. Dans le cas où l'infrastructure est en place, l'utilisation de services de véhicule au réseau peut assurer la stabilisation du réseau, en particulier pendant les périodes de pointe. Le potentiel technique V2G pour une journée d'hiver moyenne de 1,3 million de véhicules (30% du stock estimé en 2030) est de 45 GWh. Environ 10% de ce potentiel pourrait couvrir l’ensemble des besoins en réserve primaire entre 18h et 20h lors d’une journée d’hiver en France.
Lorsqu'une batterie perd un quart de sa capacité initiale, elle peut être remise à neuf et utilisée comme périphérique de stockage pour RES. La batterie entre dans sa deuxième vie. Si toutes les batteries automobiles introduites sur le marché en 2020 sont utilisées pour le stockage de sources d'énergie renouvelables en 2030, le potentiel technique annuel est de 8 TWh. Ce potentiel peut atteindre 37 TWh en 2040, à condition qu'il y ait suffisamment d'énergies renouvelables à stocker.
Pour Laurence Tubiana, Directrice générale de la European Climate Foundation,  « La décarbonation du transport est une condition absolue pour honorer les accords de Paris. Cette étude montre que les véhicules électriques peuvent être déployés tout en respectant nos objectifs climatiques et environnementaux. L’esprit collaboratif qui a prévalu pendant ce projet est ce dont nous avons besoin pour réaliser cette ambition. »
Vidéo de Laurence Tubiana : https://player.vimeo.com/video/245762275
Pour Pascal Canfin, directeur de WWF France, « Pour réussir l’évolution vers un avenir 100% renouvelables, la transition des secteurs de la mobilité et de l’énergie doit être menée de concert. Sous certaines conditions, le développement du véhicule électrique peut se réaliser sans besoin particulier de recours à l’énergie nucléaire et représente une solution pour accélérer l’intégration des énergies renouvelables dans le mix électrique. C’est pourquoi le WWF France soutient son développement parmi un panel de modes de déplacement durables ».
Pour Lorelei Limousin, coordinatrice transport du Réseau Action Climat, « le développement de l’électromobilité présuppose un développement vers 100% d’énergie renouvelable et la baisse du nombre de véhicules en circulation au profit de mobilités partagées et du report modal vers d’autres modes de déplacements pour respecter les objectifs climatiques de neutralité carbone tout en protégeant l’environnement.»
Pour Karen Hollington, Corporate Communication Manager chez SAFT, « Les batteries jouent un rôle-clé dans le développement de la mobilité électrique. Leur recyclage permet de réduire l’empreinte environnementale des véhicules »
Pour Marie Chéron, chargé mobilité et transport à la Fondation Pour la Nature et l’Homme, « cette étude est révélatrice de l’ampleur des changements que nous avons à engager. Une voiture électrique n’est pas une voiture thermique, il faut la regarder autrement, changer les usages. Si la filière automobile est un des piliers de l’économie, le passage à l’électromobilité doit être le moteur d’une économie circulaire, responsable, en phase avec les besoins des gens ». 
Pour Joseph Beretta, Président de AVERE France, « Bien utilisé dans un mix « décarboné » pertinent, le véhicule électrique représente une véritable opportunité écologique pour la France. Dès aujourd’hui et plus encore demain, si le mix évolue dans le bon sens, rouler en véhicule électrifié est un engagement positif qu’il convient de soutenir. »
Pour Jean-Philippe Hermine, Directeur du Plan Environnement de Renault, « L’écosystème de la mobilité électrique pourra constituer un véritable levier d’accélération de la transition énergétique et des énergies renouvelables ».

jeudi 6 décembre 2018

RECOMMANDATIONS POUR DES COLLECTIVITÉS SMART GRIDS READY

Les territoires et les citoyens sont au cœur des changements induits par la transition énergétique et numérique dans la vie quotidienne. 
Les smart grids - ou réseaux d’énergie intelligents, toutes énergies confondues – apparaissent désormais comme les principaux outils et leviers de ces évolutions en France, en Europe et dans le Monde, rendant les énergies complémentaires. Ils alimentent en énergie les régions, les villes, les quartiers, les campagnes via leur espace public et ils offrent une continuité entre les espaces privés à l’intérieur de bâtiments industriels, tertiaires, résidentiels et les installations d’infrastructures de mobilité notamment. 
Le déploiement de solutions smart grids à grande échelle dans les territoires implique une mobilisation territoriale forte ainsi qu’une meilleure connaissance des solutions et de leurs mises en œuvre organisationnelle, juridique, technique et économique, par ses acteurs. Or le niveau de maturité des élus et des services dans de nombreuses collectivités est souvent trop faible, ce que confirment des enquêtes récentes réalisées par l’Interpole Smart Grids French Clusters. 
L’Interpole smart energy french clusters et l’association Think Smartgrids, œuvrant à la promotion et au développement de la filière française des smart grids, ont pris l’initiative d’établir un guide de bonnes pratiques à l’attention des collectivités, à l’instigation de la FNCCR* pour les accompagner dans la mise en œuvre concrète de démarches de smart grids. Ce guide a le soutien technique et financier de l’ADEME*.

mardi 27 novembre 2018

Programmation pluriannuelle de l'énergie" (PPE), qui doit fixer dans la loi la politique énergétique française d'ici 2028.

Enerplan, le syndicat des professionnels de l'énergie solaire, s'est en revanche félicité des annonces le concernant. "Cette PPE est une excellente nouvelle pour la filière solaire et nous disons banco", a réagi son président, Daniel Bour. Emmanuel Macron a annoncé une multiplication par cinq du photovoltaïque d'ici 2030. Il doit représenter une capacité allant jusqu'à 44,5 GW en 2028.
"Nous sommes prêts à relever ce défi dont l'ampleur est inédite: passer d'un marché photovoltaïque d'à peine 1 GW en 2018 à 4-5 GW par an d'ici 2023 est atteignable", a jugé M. Bour, cité dans un communiqué. Mais cela "sous réserve que les mesures visant à débloquer les freins au déploiement de l'énergie solaire soient prises rapidement et que les appels d'offres soient adaptés en conséquence".
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a enfin salué dans un communiqué "une trajectoire claire qui doit permettre une véritable montée en puissance des énergies renouvelables". 
"La montée en puissance des énergies renouvelables en France est inéluctable", a estimé Emmanuel Macron, alors que la France veut augmenter le poids des renouvelables dans la production d'électricité et réduire celle du nucléaire.
Le président de la République a affirmé "comprendre" et "partager" la "crainte exprimée par nombre de nos concitoyens ces derniers jours: être laissés pour compte, payer la transition énergétique sans en bénéficier".
"Je ne veux pas qu'aux inégalités de revenus générées par la mondialisation s'ajoute pour nos concitoyens qui travaillent ou ont travaillé l'inégalité devant la transition écologique. Je refuse que s'installe une France à deux vitesses, où les plus riches, parce qu'ils ont fait les bons choix d'un point de vue environnemental, auront des factures allégées et les plus modestes, parce que ils n'auraient pas eu les moyens d'investir, qui dans un véhicule qui consomme peu, qui dans l'isolation de leur logement, devront payer encore davantage", a-t-il poursuivi.
"Je refuse que la transition écologique accentue les inégalités entre territoires et rendent plus difficile encore la situation de nos concitoyens qui habitent en zone rurale ou en zone périurbaine", a-t-il encore lancé.