mercredi 31 mai 2023

Lettre ouverte à Jean-Marc Jancovici par Pierre-Guy Thérond.

Pierre-Guy Thérond, ancien Directeur des Nouvelles Technologies à EDF renouvelables à publié le 15 mai, sur son Linkedin, une lettre ouverte à Jean-Marc Jancovici auteur de « Le Monde sans fin ».  

    Cher Jean-Marc,

    J’ai terminé de lire « Le Monde sans fin », qui reflète finalement tes idées depuis au moins la dernière décennie. Je ne vais pas tourner autour du Pot, c’est un « brulot » anti-énergies renouvelables, et j’ai du mal à comprendre « pourquoi tant de haine », ou même pire « tant de condescendance ». Si j’essaye de condenser mon objection principale en quelques mots : tu nies totalement ou presque les progrès considérables effectués par les convertisseurs d’énergies renouvelables ces 20 dernières années, et tu ignores les progrès à venir, tant sur les énergies renouvelables que sur les procédés consommateurs d’énergie. Comme nous avons grosso modo le même âge, j’ai parfois l’impression que tu as du mal à te détacher de ce que nous avons appris lorsque nous étions étudiant : mon Professeur de Physique des Solides nous enseignait « qu’une cellule photovoltaïque délivrait moins d’énergie sur sa durée de vie que ce qu’il fallait pour la produire », et à l’époque, c’était exact. Aujourd’hui, c’est totalement faux, et de loin.
 
    Première objection factuelle, sans entrer dans des querelles d’expert, ton tableau page 161 des « ERDEI (Energy Returned on Energy Invested) » est faux  : je ne sais pas où tu as pris tes chiffres, et j’imagine qu’ils sont anciens et donc obsolètes. L’ERDEI (*) de l’éolien est plus proche de 40, voire 50 ; un peu plus de 20 pour le photovoltaïque que tu ne cites pas. Pour des « enr+stockage », cela dépend totalement du volume de stockage considéré : si il s’agit de rendre une turbine éolienne « totalement dispatchable 24h/24, 7j/7j », ton chiffre est peut-être juste, mais là aussi, il nie l’optimisation d’un système massivement constitué d’électricité d’origine renouvelable : on peut mutualiser les productions de plusieurs centrales, ce qui permet de réduire le besoin en stockage. 

    Mais qui suis-je pour oser contester tes affirmations ? Disons que j’ai fini ma carrière professionnelle d’ingénieur EDF, que j’ai passé grosso modo la moitié de cette carrière au développement des énergies renouvelables et l’autre moitié à servir « le système existant », dont bien sûr le nucléaire.
    Certes, tu pourras objecter que je suis « conflicté », mais ces progrès fulgurant des énergies renouvelables, je les ai vécu, et c’est une sacrée aventure, en fait une véritable « révolution ». Cette révolution, c’est d’abord celle du solaire photovoltaïque : en 20 ans, son coût moyen annuel de production est passé du moyen de production d’électricité le plus onéreux à celui le moins cher dans de très nombreux pays. Tu en parles peu, et je pense que tu as tort : ne sois pas vexé de ne pas avoir anticipé cette baisse massive de coût, en fait, personne ne l’avait anticipée …. 
    Certes, le solaire photovoltaïque a deux inconvénients majeurs : il ne produit pas la nuit et peu par mauvais temps, il demande des espaces importants, considérablement plus élevés que le nucléaire. Vis-à-vis du premier, tu ignores une autre révolution, en marche celle-là, celle du stockage par batteries, initiée grâce au véhicule électrique. Elle est encore incomplète : il faut trouver des solutions de stockage aussi massives que le stockage hydraulique, et bien sûr appeler au maximum ces dernières. Dans les deux cas, des solutions existent, même si elles ne sont pas totalement satisfaisantes, comme l’hydrogène qui implique une déperdition d’énergie de 70% lors de l’opération de « stockage/déstockage ». Vis-à-vis du deuxième, il émerge une solution « technico-sociaux-économique » élégante, même si elle n’est pas encore totalement déployée : la co-existence d’activités agricoles et d’activités de production d’électricité d’origine photovoltaïque, maintenant le rendement agricole à 100%, voire un peu plus.        
Cette option est:     
    1. Théoriquement possible,  
    2. Commence à être mis en œuvre. 
Si elle peut se déployer, elle repousse très loin les limites d’implantation du solaire photovoltaïque.
 
      Toujours dans la même ligne, tu n’identifies pas vraiment une troisième révolution : celle de l’éolien en mer. Il s’agit là d’une façon de produire de grandes quantités d’électricité décarbonée, qui a connu un saut d’industrialisation, permettant de réduire ses coûts considérablement. 
    Ces trois révolutions additionnées permettent d’envisager des mix énergétiques massivement constitués d’énergies renouvelables, y compris en France, comme le montre d’ailleurs l’excellent rapport produit par RTE, y compris pour des scénarios très « nucléarisés ». 
    Tout cela montre que la nouvelle ère renouvelable n’a rien d’un retour à une « ère renouvelable » ancienne, comme tu le décris de façon « un rien » biaisée : étant par nature optimiste, j’espère qu’un jour tu t’appliqueras l’humilité que tu préconises en page 151 vis-à-vis des « anti-nucléaires » allemands. 
    Les turbines éoliennes terrestres, autre solutions industrielles et matures, n’ont pas grand-chose à voir avec les moulins à vent que tu évoques, ne serait-ce que parce qu’ils produisent de l’électricité, pas de la force mécanique. 

    Pour toutes ces énergies, l’application de tes ratios très pédagogiques entre l’énergie fournie par une machine industrielle et l’énergie fournie par un humain classe très clairement les énergies renouvelables dans l’ère moderne, ce que tu ne signales nulle part. Toi qui aimes manipuler les ordres de grandeur fondamentaux, tu oublies également un avantage de l’éolien et du solaire photovoltaïque par rapport aux énergies fossiles et nucléaire : elle ne sont pas soumises au rendement de Carnot pour produire de l’électricité, parce qu’elles ne nécessitent pas la conversion d’une énergie thermique produite dans une chaudière en énergie électrique. Cela permet tout de même de gagner un facteur 3 dans la chaîne de rendement. J’y vois d’ailleurs la raison pour laquelle la biomasse électrogène, soumise elle au rendement de Carnot, n’a pas réellement débouché contrairement à l’éolien et le solaire.  

    Tu évoques le besoin accru en matériaux pour les énergies renouvelables par rapport au moyens centralisés. Là-dessus, je ne peux qu’acquiescer globalement, même si des substitutions sont possibles : par exemple, l’utilisation du cobalt dans les batteries peut être évité assez facilement, il sera plus difficile de se passer du lithium, mais pas impossible, les aimants aux terres rares peuvent être évités dans l’éolien etc …. De nouveau, tes ordres de grandeur quand ils existent me semblent biaisés . Je m’en tiendrai de nouveau au rapport RTE : 30% de cuivre consommé en plus dans les scénarios « très enr » versus les scénarios « très nucléaire ». c’est significatif, mais pas non plus totalement inatteignable. Bien sûr , cela suppose que le secteur minier ne soit pas banni, ce qui est un autre débat. Donc, là encore, rien de réellement impossible avec un minimum de volonté.

    Comme dans un miroir, tu exaltes la solution nucléaire, de façon même exclusive. 
J’ai eu le grand honneur d’avoir des « patrons » venus du nucléaire au début de ma carrière d’ingénieur EDF. C’était la génération qui mettait en service 6 tranches nucléaires par an, qui ont fonctionné plus qu’honorablement : ces « patrons » m’ont énormément appris, et j’ai appliqué beaucoup de leurs leçons dans le domaine du renouvelable. A ce titre, j’ai été très souvent agacé par les jugements sans nuance d’un milieu « renouvelable » assez anti-nucléaire, c’est vrai. Je constate malheureusement que tu entres totalement dans ce jeu de « l’un contre l’autre », et que tu oublies quelques angles morts du nucléaire. 

    D’abord, nulle part tu n’indiques le chemin de croix que continue à constituer l’EPR. En 20 ans, l’industrie n’a pu en raccorder que trois dans le Monde, et pas en France. Une conséquence directe de ce qu’il faut bien appeler un échec, c’est que les prochaines tranches viendront en France au plus tôt en 2035 : tu n’indiques nulle part ce que l’on fera d’ici là. 
    Tu occultes par ailleurs le fait que le nucléaire est loin d’être accessible partout. Plus choquant, tu minimises les accidents nucléaires de Tchernobyl et Fukushima, en parlant peu du dernier, en attribuant le premier à la gabegie soviétique, en minimisant le nombre de victimes, voire même en présentant l’accident de Tchernobyl comme finalement favorable à la biodiversité. 

    Enfin, tu affirmes une durée de vie de 60 ans pour le nucléaire : en France, elle n’est acquise que pour 50 ans, même si des dossiers sont en cours pour atteindre 60 ans, ce que tout le monde espère. Il est vrai que des centrales américaines  ont été qualifiées pour 60 ans, mais la mauvaise nouvelle récente des « corrosion sous contrainte » en France doit inciter à la prudence : en matière de vieillissement des équipements, il y a ce qu’on sait, il y a ce qu’on ne sait pas, et pire « ce qu’on croyait savoir et qu’en fait on ne savait pas » . Ces  points de prudence sont particulièrement nécessaires dans le nucléaire, et je trouve donc ta profession de foi excessive, car elle affaiblit la vigilance vis-à-vis du risque d’accident nucléaire : je suis convaincu que la France n’a pas eu d’accident supérieurs au degré 2 de l’échelle de gravité du fait d’une vigilance exigeante et même polémique. Ni l’URSS, ni même le Japon n’avaient ce degré d’exigence et ils l’ont payé cher.

        Tout ceci nous ramène au vieux dicton de bon sens que « ne pas mettre ses œufs dans le même panier » relève de la bonne politique. Un peu plus d’énergies renouvelables pendant la crise Ukrainienne, doublée de la crise des « corrosions sous contrainte » dans le nucléaire n’auraient pas été de refus. Au passage d’ailleurs, tu ne pouvais pas savoir que les subventions cumulées aux énergies renouvelables mentionnées en page 174 sont en bonne voie d’être compensées par les gains publics effectués pendant la crise Ukrainienne, ce qui justifie a postériori l’investissement. 

             Tu rejettes la combinaison énergies renouvelables + nucléaire au motif que les centrales nucléaires ne seront pas capables de suivre les fluctuations des renouvelables. Là aussi, c’est une négation du progrès! 
       Il existe des moyens d’optimiser des combinaisons différents type d’énergies renouvelables (éolien et solaire) – nucléaire – hydraulique - stockage par batteries : là-dessus, les moyens digitaux désormais à disposition nous aident bien. Je te rappelle d’ailleurs que la transition d’un parc français « massivement hydraulique + thermique à flamme », vers un Parc « massivement nucléaire » n’a pas été simple du point de vue de l’opération du système électrique : il a fallu s’adapter et on s’est adapté, au lieu de « lever les bras au ciel ».
        Bien sûr, j’adhère totalement à ce qui constitue tout de même ta thèse centrale, à savoir la rareté de l’énergie et la nécessité de s’y adapter. Je comprends totalement que tu puisses craindre que les énergies renouvelables soient comprises comme un « miracle » permettant de continuer l’orgie de consommation d’énergie que nous connaissons actuellement, et qui a peine à se ralentir au niveau mondial. 
    Je suis bien conscient, et le rapport RTE le montre bien, que des mix énergétiques massivement «énergies renouvelables» ne peuvent se concevoir qu’avec une baisse très significative des consommations : les énergies renouvelables, énergies de flux par définition, ne peuvent guère égaler les énergies de stock en terme de densité d’énergie immédiatement disponibles. J’admets que cette baisse doit être suffisamment significative pour impliquer beaucoup plus qu’une simple amélioration technique de l’efficacité des procédés. 
    Malgré tout, pourquoi se priver de ce qui au moins permet de réduire la peine, voire d’éviter le chaos généralisé ? Car si je comprends bien ta thèse, ceux qui n’auront pas de nucléaire seront voués à revenir au 18ème siècle ? Nous sommes d’accord sur le besoin massif de sources d’électricité décarbonée, et d’accord sur le fait qu’il n’y en aura pas assez au vu de notre rythme de consommation actuel : dès lors, pourquoi se priver de l’un d’entre eux ? 
    Bien plus, tu ne mentionnes guère les progrès technologiques possible dans les procédés industriels ou les services pour les rendre moins émetteurs de CO2, et tu pointes volontiers le doigt sur des solutions sans grand avenir : je partage largement tes doutes sur l’avion solaire, mais tu aurais pu mentionner les possibilités offertes par le e-kérosène, issu de la réaction de l’hydrogène sur du CO2. Certes, cette solution demande « encore plus » d’électricité décarbonée ; raison de plus pour n’en bannir aucun vecteur.

        Au final, pourquoi écrire ces lignes ? Pourquoi ne pas « laisser dire » et « continuer à faire »; plus moi, mais les jeunes collègues que j’ai quittés récemment et qui, crois moi, « se marrent » autant que je me suis « marré » dans cette aventure assez unique pour un ingénieur un tant soit peu « bâtisseur » ?    Tout simplement pour une modeste contribution à éviter la « prophétie auto-réalisatrice ». 

    Le développement technologique d’un système énergétique soutenable, quel que soit son pourcentage de nucléaire ou d’énergies renouvelables demande beaucoup d’opiniâtreté, beaucoup d’obstacles à surmonter, beaucoup de volonté, bref beaucoup de mobilisation. D’une certaine façon, les acteurs doivent « ignorer que c’est impossible, et donc le faire » : c’est ce qui s’est passé avec les trois révolutions évoquées plus haut. Ce sera nettement plus difficile si ils entendent de façon incessante qu’ils perdent leur temps……
Bien à toi

            Pierre-Guy Therond
            Retraité, ancien Directeur des Nouvelles Technologies à EDF renouvelables

NDLR : ERDEI Le retour énergétique sur investissement (énergétique) (EROI) est une mesure thermodynamique fondamentale appliquée à la production d'électricité, mesurant les entrées et les sorties relatives.

jeudi 23 mars 2023

Communautés d'Energie Renouvelable (modifié et complété par la loi du 10 mars 2023)

 Article L291-1 Modifié par LOI n°2023-175 du 10 mars 2023 - art. 3

Une communauté d'énergie renouvelable est une personne morale autonome, au sens de l'article 3 de l'annexe à la recommandation de la Commission du 6 mai 2003 concernant la définition des micro, petites et moyennes entreprises (2003/361/ CE), répondant aux critères cumulatifs suivants :

1° Elle repose sur une participation ouverte et volontaire ;

2° Ses actionnaires ou ses membres sont

  •  des personnes physiques, 
  • des petites et moyennes entreprises répondant à la définition donnée au point 8 de l'article 2 de la directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l'utilisation de l'énergie produite à partir de sources renouvelables dès lors qu'elles sont autonomes, 
  • des collectivités territoriales ou leurs groupements, 
  • des sociétés par actions régies par le titre II du livre V de la première partie du code général des collectivités territoriales, 
  • des fonds éligibles à la dénomination d'entrepreneuriat social mentionnés à l'article L. 214-153-1 du code monétaire et financier spécialisés dans l'investissement en capital dans les énergies renouvelables, 
  • des sociétés ayant pour objet le développement des énergies renouvelables, bénéficiant de l'agrément “ entreprise solidaire d'utilité sociale ” et répondant à la définition précitée des petites et moyennes entreprises ou des associations. 
  • Les associations autorisées à participer à une communauté d'énergie renouvelable sont celles dont les adhérents sont des personnes physiques, des petites et moyennes entreprises, des collectivités territoriales ou leurs groupements ou des sociétés par actions régies par le titre II du livre V de la première partie du code général des collectivités territoriales. 

Le décret mentionné à l'article L. 293-4 du présent code précise les conditions de participation des associations. Lorsqu'une entreprise privée participe à une communauté d'énergie renouvelable, cette participation ne peut constituer son activité commerciale ou professionnelle principale ;

Lorsqu'une petite ou moyenne entreprise membre d'une communauté d'énergie renouvelable souhaite céder sa participation, elle en informe la collectivité territoriale ou le groupement de collectivités territoriales dont la participation est la plus élevée afin que cette collectivité ou ce groupement puisse exercer un droit de préemption dans un délai de deux mois à compter de cette notification. A défaut de préemption, l'entreprise cède librement sa participation ;

3° Elle est effectivement contrôlée par des actionnaires ou des membres se trouvant à proximité des projets d'énergie renouvelable auxquels elle a souscrit et qu'elle a élaborés ;

4° Son objectif premier est de fournir des avantages environnementaux, économiques ou sociaux à ses actionnaires ou à ses membres ou aux territoires locaux où elle exerce ses activités, plutôt que de générer des profits financiers.

Article L291-2 Création Ordonnance n°2021-236 du 3 mars 2021 - art. 5

Une communauté d'énergie renouvelable peut :

1° Produire, consommer, stocker et vendre de l'énergie renouvelable, y compris par des contrats d'achat d'énergie renouvelable ;

2° Partager en son sein l'énergie renouvelable produite par les unités de production qu'elle détient, sous réserve du maintien des droits et obligations de ses membres en tant que client final et, s'agissant de l'électricité, des dispositions prévues aux articles L. 315-1 à L. 315-8 ;

3° Accéder à tous les marchés de l'énergie pertinents, soit directement, soit par agrégation, d'une manière non discriminatoire.

Article L291-3  Création LOI n°2023-175 du 10 mars 2023 - art. 3

Une communauté d'énergie renouvelable revêt la forme 

  • soit d'une société anonyme ou d'une société par actions simplifiée régies par le livre II du code de commerce, 
  • soit d'une société coopérative d'intérêt collectif prévue aux articles 19 quinquies à 19 sexdecies A de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération, 
  • soit d'une association régie par la loi du 1er juillet 1901 relative au contrat d'association.

A l'exception du cas de la participation directe d'au moins vingt personnes physiques, une communauté d'énergie renouvelable comprend au moins deux des catégories de personnes énumérées au 2° de l'article L. 291-1 du présent code, parmi lesquelles figurent obligatoirement celles qui bénéficient, à titre gratuit ou onéreux, des avantages environnementaux, économiques ou sociaux que la communauté d'énergie renouvelable s'est donnés pour objet.

Les statuts déterminent les conditions d'appartenance à la communauté et les conditions de sa gouvernance. Une catégorie de personnes mentionnée au même 2° remplissant les conditions de proximité mentionnées au 3° du même article L. 291-1 est présumée exercer un contrôle effectif lorsqu'elle dispose, directement ou indirectement, d'une fraction des droits de vote supérieure à 40 % et qu'aucune autre catégorie ne détient directement ou indirectement une fraction supérieure à la sienne. 

Les personnes physiques sont réputées constituer une catégorie lorsqu'elles sont au nombre de vingt. 

Les statuts garantissent que la participation des différentes catégories respecte le plafond précité pour la durée de la communauté.

lundi 20 février 2023

Stocker l'énergie : Un défi technologique ( ARTE )


 Comment stocker l’énergie éolienne et solaire pour pouvoir la réinjecter dans les réseaux quand les conditions météorologiques, comme l’ensoleillement ou le vent, ne sont plus réunies ? Le documentaire explore les coulisses des laboratoires et des start-ups qui développent les batteries du futur.

Alors qu’il est urgent de "verdir" notre production électrique en abandonnant les énergies fossiles, un obstacle de taille demeure : les énergies solaire et éolienne – et dans une moindre mesure, l’énergie hydraulique – reposent sur les caprices d’une nature imprévisible. Si, dans des conditions climatiques optimales, l’électricité est produite en abondance jusqu’à saturer le réseau, elle doit alors être immédiatement consommée, tant il n’est pas encore possible de stocker efficacement cet excédent pour le restituer les jours sans vent ou sans soleil. Les chercheurs planchent ainsi depuis longtemps sur la question cruciale du stockage, multipliant les propositions innovantes. Pourra-t-on demain appliquer certaines d’entre elles à grande échelle ? 

Espoirs et limites 

Autour de ce défi technologique complexe mais passionnant, ce documentaire propose un tour d’horizon des pistes explorées par les ingénieurs du monde entier, sur leurs applications et leurs limites. Sont présentees les techniques les plus audacieuses, expérimentées à l’échelle industrielle ou domestique, depuis les premiers succès de l’énergie renouvelable, à l’image du pompage-turbinage des centrales hydroélectriques, mis en œuvre dès le XIXe siècle. Des batteries lithium-ion de nouvelle génération au spectaculaire volant d’inertie, en passant par les électrolyseurs individuels ou les condensateurs au graphène, ces propositions suscitent autant d’espoirs que de questions. Indéniablement, le stockage de l’énergie constituera la clé de voûte d’une transition écologique réussie.

Documentaire de Michaela Kirst et Martin Gronemeyer (Allemagne, 2022, 53mn)

Disponible jusqu'au 19/05/2023

mercredi 4 janvier 2023

TINY : Nouvelle étape sur la vertueuse convergence entre autoconsommation photovoltaïque et mobilité électrique.

    🆂uite à différents échange avec la société TEMLAB sur l'optimisation de la consommation de ma production photovoltaïque j'ai bénéficié de l'installation d'un prototype de borne TINY option PPV (production photovoltaïque). 
Equipée de base du système Power boost, module de gestion de charge dynamique, qui permet de moduler la charge en fonction de la consommation totale de la maison, elle bénéficie en sus de la fonction PPV qui modère la puissance délivrée en fonction de celle produite par l'installation photovoltaïque comme l'illustre parfaitement de diagramme d'Enphase ci-contre.
Ainsi donc sur les 17,5 kWh produits, ce 28 décembre entre 9h et 17h15,  la presque totalité a été stockée dans la batterie, les quelques watts supplémentaires ayant servi à l'usage domestique. 
A remarquer tout de même que dans cette période hivernale ou le soleil est au plus bas sur l'horizon et la puissance nominale à 60% de l'été la production de 17 kWh équivaut à #80 km avec mon nouveau VE, le MG Marvel mais ceci est une autre nouveauté sur laquelle je reviendrais prochainement. 

lundi 26 décembre 2022

Attitude des Français à l'égard de la qualité de l'air et de l'énergie en 2022 (ADEME)

Télécharger l'enquête


Cette édition 2022 du baromètre analysant les relations des Français à la qualité de l’air et l’énergie est marquée par quatre enseignements majeurs :

  1. La perception de la qualité de l’air extérieur continue de se dégrader, ce qui inspire en conséquence des craintes concernant la qualité de l’air intérieur. Face à cette situation, les mesures pour limiter la pollution de l’air sont davantage approuvées, hormis celles ayant un impact direct sur le budget des ménages.
  2. Dans un contexte de forte médiatisation des enjeux énergétiques, la notoriété des ENR connait une forte hausse, tout comme la reconnaissance de leurs avantages. En parallèle, le soutien à l’énergie nucléaire se renforce également, nourri par une image de filière offrant performance et indépendance.
  3. Face à la double incertitude pesant sur les prix et sur l’approvisionnement en énergie, l’intérêt pour un investissement dans une ENR pour son domicile est au plus haut. Toutefois, les obstacles financiers demeurent et la part de Français comptant réaliser leur projet est stable.
  4. Les gestes de sobriété énergétique augmentent fortement face à l’envolée des prix de l’énergie. Cette hausse ne suffit toutefois pas à revenir aux niveaux observés au lancement du baromètre.

jeudi 22 décembre 2022

Appel à l'aide de SONO MOTORS pour sauver la SION "voiture solaire" !

NOUS AVONS ÉCHOUÉ

👉 La communauté de mobilise! 👈

pour amasser suffisamment d’argent. Nous n’avons pas réussi à expliquer aux investisseurs pourquoi la Sion est vraiment nécessaire et qu’il y a une énorme demande pour elle. En tant que jeune entreprise, nous n’avons pas tout fait correctement. Nous avons sous-estimé les coûts, les échéanciers et la complexité de certains détails. Comme la plupart d’entre vous en ont fait l’expérience douloureusement, nous avons dû prendre la décision difficile de retarder notre début de production plus d’une fois. Mais ce qui nous fait le plus mal, c’est quelque chose qui est de la plus haute importance pour nous - nous n’avons pas encore économisé de quantité significative de CO2. 

Pour aggraver les choses, nous vivons de multiples crises mondiales. La pandémie de COVID-19, la crise énergétique mondiale, la guerre contre l’Ukraine, l’inflation et les hausses de taux d’intérêt, et sur la base de tout cela, un environnement de marché des capitaux totalement difficile. 

Ceux-ci combinés équivalent à une tempête parfaite et nous sommes en plein centre de celle-ci. La crainte d’une récession pousse la plupart des investisseurs à éviter de prendre des risques et à se tourner vers des entreprises plus matures. Tout ce qui précède signifie que nous n’avons pas été en mesure de collecter suffisamment d’argent pour continuer à construire le Sion. 

LES CONSÉQUENCES. La conséquence logique serait maintenant d’arrêter le projet de Sion et de se concentrer uniquement sur notre activité solaire. 

C’est aussi exactement ce que nos conseillers nous disent de faire. Faites ce qu’ils appellent un « pivot classique » et concentrez-vous sur notre technologie solaire brevetée. C’est moins risqué, moins capitalistique, globalement moins coûteux et plus facile. Le marché potentiel total est énorme et les bénéfices potentiels sont très attractifs. Ils nous disent de ne pas construire la voiture, de restructurer l’entreprise et de licencier 70% de notre personnel. Pour rembourser nos détenteurs de réservation et pour ne pas tenir compte de la Sion et de notre Communauté.

CONTRE TOUTE ATTENTE. 

Mais cela ne peut pas être notre chemin. Nous croyons toujours absolument au Sion. Nous croyons que c’est la bonne solution à tant de problèmes dans ce monde. Non seulement en ce qui concerne la mobilité individuelle respectueuse du climat accessible aux masses, mais aussi en tant que solution à la hausse constante des coûts de l’énergie et, en fin de compte, pour réaliser notre vision d’un monde sans avoir besoin de brûler des combustibles fossiles. Nous avons fait tellement de chemin ensemble. Il suffit de regarder ce que nous avons déjà accompli ensemble.

les +🔌 Charge bidirectionnelle : de la puissance là où vous en avez besoin
La technologie de charge bidirectionnelle permet au Sion de tirer et de stocker de l'énergie ainsi que de la partager. Tous les appareils électroniques courants peuvent être alimentés et chargés jusqu'à 3,7 kW, via une prise domestique (SchuKo), en utilisant le Sion comme source d'énergie. Le Sion peut fournir encore plus de puissance via une prise de type 2. Les voitures électriques ainsi que les appareils à haute tension jusqu'à 11 kW peuvent alors être rechargés et utilisés. 
             Capacité de charge : jusqu'à 75 kW DC avec CCS ; jusqu'à 11 kW AC avec type 2 + SchuKo                                   
             Capacité de décharge : 11 kW AC avec type 2 ; 3,7 kW avec SchuKo                                                                            

Après des débuts modestes dans un petit garage, nous avons levé 800 000 € lors de notre toute première campagne de financement participatif et avons ainsi planté la graine de notre communauté exceptionnelle. En avançant de quelques années jusqu’à fin 2019, notre communauté dédiée nous a aidés à lever une somme ahurissante et inédite de plus de 50 millions d’euros d’engagements de paiement dans le cadre d’une campagne de financement participatif. À cette époque, c’était le plus grand du genre (pour un produit matériel) en Europe. 

 CE QUE NOUS AVONS ACCOMPLI ENSEMBLE. 

L’argent que vous nous avez confié nous a permis de réaliser tant de choses. Entre autres : nous avons lancé le SVC2, nos prototypes de deuxième génération, et nous sommes en bonne voie avec notre flotte de véhicules successeurs, de génération 3 ou de série. Nous sommes entrés en bourse aux États-Unis sur le Nasdaq, l’un des marchés les plus réglementés au monde, et avons depuis levé plus de 264 millions d’euros. Nous avons constitué une équipe incroyable de 418 experts de l’industrie et sommes devenus une entreprise automobile officiellement certifiée, appelée OEM, certifiée par les autorités allemandes. Personne n’aurait cru que c’était possible. Mais c’était le cas, parce que nous l’avons fait ensemble. Nous vous avons promis de faire descendre la Sion dans la rue, et vous nous avez fait confiance. 

NOUS NE POUVONS PAS NOUS ARRÊTER MAINTENANT.

Alors, montrons aux opposants qu’ils ont tort. Prouvons que ce monde n’est pas seulement régi par les calculatrices et les profits. Au lieu de construire de plus en plus de solutions pour le 1%, prouvons que la demande pour un VSE abordable, plutôt que des VUS de luxe, est très recherchée et réclamée par le citoyen ordinaire. Traitez-nous de fous, mais nous croyons toujours que nous pouvons y arriver. Nous avons acquis une expérience inestimable, embauché une multitude d’experts dans leurs domaines respectifs et sommes devenus une organisation légitime. Nous ne pouvons pas nous arrêter maintenant. Nous sommes prêts et désireux de construire le Sion. Allons-y ensemble! 

Tout ce dont nous avons besoin, c’est de votre engagement et, oui, de beaucoup d’argent! La bonne nouvelle ici est que nous visons haut, mais c’est un objectif réaliste. Si seulement 3 500 détenteurs de réservations sur les plus de 21 000 réservations existantes versent un acompte complet, nous pouvons alors collecter suffisamment d’argent pour déclencher un effet domino positif. Même si vous n’augmentez votre acompte que de 100 euros  , chaque euro compte. Votre mise de fonds, qui représente à la fois votre argent et votre confiance en nous, nous croyons que cela nous permettra de continuer à trouver de nouveaux investisseurs et de continuer à payer les machines, l’outillage et la production restants pour atteindre la production de présérie prévue en 2023 et atteindre un volume élevé de SOP en 2024.

VOS AVANTAGES. 

Tous les partisans de la campagne recevront une Remise exclusive jusqu’à 3 000 €. Vous n’aurez à payer que si la campagne est réussie. De plus, nous vous donnerons également un numéro de liste d’attente de véhicule. 

Maintenant, il est temps pour vous de décider. C’est un vote simple. En décidant d’accorder ou d’augmenter un acompte, vous pouvez voter pour le Sion. Nous ne disons pas seulement que nous sommes la première entreprise automobile véritablement axée sur la communauté au monde. Nous en sommes un exemple. Il ne s’agit pas de notre rêve. Il ne s’agit pas de Sono Motors. Il ne s’agit pas d’une voiture électrique. Il s’agit de prouver au monde que le changement est à la fois nécessaire et souhaité. Que nous ne pouvons pas continuer comme ça. Que la personne ordinaire a pris les choses en main et a montré aux politiciens, aux investisseurs, aux décideurs et aux entreprises à quoi ressemble la véritable action.

Il s’agit d’un mouvement. Une communauté qui n’a qu’une seule croyance. Une croyance que même un petit groupe de personnes peut changer le statu quo. Alors faisons-le. Continuons à construire la Sion. Prenons les choses en main. Pour un monde sans combustibles fossiles.

Laurin & Jona 

Pour plus d' informations sur cette "saga SION" consultez notre dossier 👈