" En région on n’a pas le même le même sentiment que ce que vous pouvez avoir à Paris avec la proximité des décideurs…
Pour revenir sur des choses concrètes, en fait, les progrès qui ont été faits sur notamment les prix du kWh solaire produits, il ne faut pas oublier qu'il y a deux raisons ce sont :
•d'une part la massification des productions de panneaux solaires, et comme on est sur des produits à faible contenu minier et sans matière première coûteuse, plus on en fabrique plus les prix baissent ; c'est l'industrie de transformation.
•et puis le deuxième aspect c'est l’augmentation les rendements des panneaux et ça c'est de l'innovation
Ce sont les deux jambes des progrès qui ont été faits, et à l’usine de Fos sur mer par exemple on verra une technologie nouvelle s'implémenter et ça sera très important.
Le panneau solaire, finalement, ne va représenter qu'une toute petite partie du prix des installations.
A terme ça ne coûtera presque plus rien et en fait ce n'est plus la production d'électrons qui va coûter de l'argent mais plutôt sa mise en œuvre, sa valorisation et ça c'est véritablement le métier de toutes ces entreprises qui vont se créer.
D'ici là en 2030 ce sont aussi les gens qui vont permettre d’optimiser la recherche sur la capacité de stockage des batteries de voitures etc…
Il y a plein de métiers, d'ingénierie et, d'une façon générale, par le rapprochement du digital et de l'énergie, qui sont les fondamentaux de Derbi depuis presque 20 ans qu'on travaille sur ces questions là.
C’est véritablement là qu'il va y avoir la plus grande valeur ajoutée.
Il y aura bien sûr les grandes centrales de production, mais il va y avoir tous ces usages qui vont faire qu'on utilisera plus l'électricité sur place ,sur les lieux de production, avec l'autoconsommation mais aussi l'autoconsommation collective, les communautés d'énergies renouvelables.
Tout ça va permettre d'éviter de transporter d'électricité et c'est cette piste là qui va être génératrice de beaucoup de création d'entreprise et de leur développement.
J'ai entendu l'autre jour le ministre à Manosque dire « Vous
savez le solaire c'est des trucs, ça se passe dans le mois ! Faire une
installation solaire c'est une question de semaines, de mois alors que le
nucléaire c'est une question d'années voire de décennies ! »
Avant c'étaient les opposants au nucléaire qui disaient ça ; il faut bien
reconnaître quand même que c'est quand même pas mal et quand il annonce
effectivement 6 GW d'installation par an, ça parle quoi, je veux dire que ça serait difficile
de revenir en arrière. Qu'on soit passé d’un objectif de 100 GW non pas en 2050
mais en 2035 c'est quand même un progrès et je pense qu'on fera mieux que ça. Messieurs
des réseaux il faut vous y préparer on va faire mieux ! Pourquoi ?
Le solaire va être une banalité et même une commodité.
On va construire des toits et quand on construira un toit il
sera forcément solaire parce que ça coûtera moins cher qu’un toit en tuile. Ce
qui va se passer après c'est très simple, ce n'est que de l'usage, et il y aura
peut-être des panneaux solaires qui seront installés et qui seront pas
raccordés parce que tout simplement on va avoir une profusion, une abondance de
kWh, d'électrons et toute la difficulté va être d’en d'optimiser l'usage qu'on
va en faire.
C'est ça le vrai sujet. C'est le vrai boulot qu'on a à faire nous
à Derbi c'est d'inventer un peu de ce monde qui va venir. Et par exemple on a
l'opportunité d'avoir, en 2030, 2 millions de véhicules ça fait 100 GWh de
batterie qui seront disponibles et vous avez vu que la nouvelle Renault 5 qui
sort est une voiture à charge bidirectionnelle. Elle va permettre de faire
plein de choses et il ne faut pas laisser à Tesla le soin de le faire alors que
nous avons en France toutes les capacités pour inventer ce type de choses. Donc
voilà il faut il faut y aller quoi ! c'est le moment !
Avec 10 ans de retard sur le Japon, les USA, le Royaume Uni ... la technologie V2X arrive enfin en France. L'occasion d'ajouter une brique de plus à la démarche CoopéractiVE d'accompagner les territoires vers l'autonomie énergétique en intégrant le potentiel de stockage des batteries de VE dans les boucles d'autoconsommation collective et de contribuer ainsi à l'équilibre du réseau électrique.
Le V2G (Vehicule to Grid), c'est quoi ? Alain Thoral, responsable Solutions Energie chez Mobilize, vous présente cette technologie qui sera développée avec la commercialisation de la Renault 5 en 2024. ( L'Argus )
En neuf questions et réponses simples, devenez incollable sur le sujet.
📕Au sommaire de cette vidéo :
00:00 Introduction
00:31 Qu’est ce que le Vehicle-to-Grid (V2G) ?
00:48 Comment fonctionne le V2G ?
01:14 Quelles actions doit réaliser l’utilisateur ?
01:57 Quel est le risque pour la batterie ?
02:27 Ma voiture peut-elle se retrouver complètement déchargée ?
02:55 Combien coûte la borne Mobilize qui autorise le V2G ?
03:30 Quelles sont les économies promises ?
03:49 L’électricité de ma voiture renvoyée dans le réseau sert-elle à alimenter ma maison ?
04:17 Quand le service sera-t-il opérationnel ?
publié par l’association Think Smartgrids en collaboration avec la FNCCR
Le document est un livre blanc sur l’autoconsommation collective (ACC) et les nouvelles perspectives offertes par les communautés d’énergie en France, publié par l’association Think Smartgrids en collaboration avec la FNCCR.
•L’ACC permet de partager une production d’électricité locale entre plusieurs producteurs et consommateurs situés dans un même bâtiment ou à proximité géographique, en se regroupant au sein d’une entité juridique appelée Personne Morale Organisatrice (PMO).
•L’ACC présente de nombreux avantages pour les acteurs du territoire, tels que renforcer leur indépendance énergétique, accélérer le développement des énergies renouvelables, maîtriser le coût de l’électricité, sensibiliser les citoyens à la transition énergétique et offrir des services de flexibilité au réseau électrique.
•Le livre blanc fait un état des lieux de l’ACC en France, présente les nouveaux acteurs et offres de services, analyse les technologies clés et les pistes pour favoriser le développement des projets, et discute des apports potentiels des directives européennes introduisant les communautés d’énergie citoyennes et renouvelables.
•Le livre blanc formule également un ensemble de recommandations pour lever les freins existants et faciliter le déploiement de l’ACC, notamment sur la formation et l’accompagnement des acteurs, les évolutions réglementaires souhaitées, les innovations sociales, contractuelles et de marché, et les outils et dispositifs de soutien